✔ Faire face et gérer les conflits de manière saine

Faire face aux conflits

Les conflits en général font partie de la vie, que ce soit au travail, en famille ou dans les amitiés. Les êtres humains sont complexes et ont tendance à entrer en conflit. On pense souvent que le conflit est toujours négatif, mais ce n’est pas tout à fait vrai.

Une caractéristique fondamentale qui différencie l’homme des autres espèces animales est que, entre sa naissance et l’accomplissement de sa pleine maturité, une longue période de croissance et d’apprentissage doit passer.

Faire face aux conflits

Les jeunes ne respectent pas les adultes ou leurs enseignants; les gens ne respectent plus les institutions, etc. Mais c’est en grande partie dû à l’autorité (parents, enseignants, guides religieux et autres) il ne sait pas ce qu’est l’autorité; en d’autres termes, ils ne savent pas quoi faire du pouvoir qu’ils possèdent, ni quelles sont leurs limites.

Les conflits sont inévitables. Malgré cela, le conflit peut agir comme une force positive ou négativeNous ne devons donc pas faire un effort pour les faire disparaître, mais pour éliminer celles qui nuisent aux efforts que nous faisons pour atteindre les objectifs. Le problème ne semble donc pas résider dans le conflit, mais dans la manière de le gérer.

Conflits pendant l’adolescence

L’adolescence est une étape difficile de la vie dans laquelle une crise de croissance est subie sous tous ses aspects. Les parents et les enfants sont souvent obligés de repenser leur propre vie et de s’adapter aux nouvelles relations que ces changements entraînent à l’adolescence. Les parents et les enfants diffèrent dans la façon dont ils conçoivent leurs relations.

L’enfant, et plus particulièrement l’adolescent, a tendance à s’opposer demandes parentales ou les professeurs, et cette attitude d’opposition peut être comprise comme une volonté d’affirmation, d’accéder à l’autonomie.

Suite à un résumé de Coleman (1979), on peut dire:

Quoi rien ne semble indiquer que les adolescents ont plus de crises personnelles que les enfants de 10 ans ou les adultes.

Concernant les conflits de générations, bon nombre d’adolescents ne montrent pas des opinions très différentes de celles de leurs parents en politique, en religion ou en coutumes, et ils n’ont pas trop de problèmes pour atteindre leur autonomie.

Il ne semble pas que dans cette période une crise d’identité se produise plus facilement et fréquemment que dans d’autres, bien qu’il y ait de réels problèmes d’image de soi.

Le rejet de l’autorité pose un problème important si chez les parents, comme avec les enseignants ou les pairs, il perturbe clairement les relations interpersonnelles.

Les conflits familiaux portent principalement sur des questions mineures de la vie quotidienne.

Les conflits les plus fréquents découlent des habitudes de vie: vêtements, apparence physique, heures de départ, etc.

Puis apparaissent les conflits issus de la vie scolaire: notes basses, devoirs à faire, examens à préparer, fréquentation scolaire.

Les conflits moins fréquents tournent autour des valeurs morale.

Des obstacles apparaissent dans les règles familiales, dans les buts et objectifs de la famille, dans la définition des rôles de chaque membre, dans la communication, dans l’histoire familiale et dans l’intimité de chacun.

Comment gérer les conflits

Le conflit il peut être positif tant qu’il a une base réelle et restez dans certains canaux. Vous devez apprendre à le gérer.

Il n’en est pas moins vrai que les conflits ne peuvent être évités dans la plupart des situations. Mais nous devons être prêts à y faire face.

Le désaccord est bon si cela conduit à de meilleurs points d’attache, et pour cela, il faut chercher des voies d’accord constructives qui permettent de résoudre la situation sur le plan rationnel, sans nuire au plan émotionnel.

La collaboration et l’engagement sont les moyens évolutifs les plus mûrs de résoudre les problèmes à l’adolescence et sont associés à un fonctionnement familial plus sain

Les étapes de base à suivre pour un accord constructif ils sont:

Communiquez de manière constructive différences et sentiments.

Ouvrir un espace entre ce qui est souhaitable et ce qui est acceptable, pour trouver une zone d’accord. Il ne s’agit pas de se mettre en conformité, mais de trouver un terrain d’entente d’acceptabilité. S’il n’est pas possible de le trouver, cela doit arriver à la négociation.

Négocier, qui consiste à rechercher conjointement des accords par le biais de cessions mutuelles.

Dans la réalité familière, d’un point de vue pédagogique, on retrouve trois types de familles:

Familles collaboratrices. Ce sont eux qui sont fréquemment en contact avec l’école. Ils assistent régulièrement aux réunions, prennent rendez-vous avec le tuteur et s’inquiètent des études de leurs enfants. Ils maintiennent une attitude constructive et collaborative.

Familles absentes. Ils ne vont généralement pas aux réunions ou ne rencontrent pas le tuteur ou les enseignants de leur enfant. Ils ne viennent que lorsqu’ils sont convoqués ou qu’un problème spécifique apparaît, et pas toujours. Ils font souvent valoir le manque de temps et l’incapacité de contrôler leur enfant. Ils peuvent collaborer rapidement en cas de problèmes graves.

Familles hostiles. Ils n’apparaissent pas autour de l’école à moins que ce ne soit pour protester pour une raison quelconque, ou pour donner la raison à votre enfant dans un problème qui est survenu. Ils maintiennent une attitude négative, ils sont des critiques destructeurs envers le fonctionnement du centre, de la classe ou des enseignants, parfois ils se comportent avec leurs enfants de manière très permissive ou très autoritaire et agressive.

Conseils pour vivre sans conflit

Certains facteurs qui influencent et que nous devons prendre en compte pour maintenir un état confortable qui permet une communication et une relation complètes sont:

  • La maison où habite la famille

Le nettoyage, la commande et l’entretien sont des tâches importantes qui peuvent être effectuées d’un commun accord ainsi que l’attribution de tâches, en veillant à ce que celles-ci n’alourdissent pas les relations entre les membres.

  • Exprimez vos opinions et laissez les enfants s’exprimer eux aussi.
  • Soyez cohérent, afin que nos actions et nos réflexions se complètent.
  • Être patient aide à la tolérance et au respect des autres.
  • Montrez notre affection pour les autres avec notre attitude.
  • Faites l’éloge d’un membre de la famille qui se démarque.
  • Habituez-vous à vous excuser pour vos erreurs.
  • Maintenez les conversations familiales et le temps de coexistence systématique.
  • Écoutez toujours attentivement
  • Créez des situations familiales amusantes.
  • Maintenez des valeurs et des règles claires qui ne portent pas à confusion et qui sont respectées par tous.

Il faut oser résoudre aussi la partie émotionnelle et ne pas tomber dans l’option la plus simple, qui est celle du conformisme.

Il serait émotionnellement constructif de prononcer des phrases comme «Je suis désolé», «Je suis désolé», «Ne vous inquiétez pas», «Je vous pardonne» ou simplement «Merci». Au contraire, recourir à des réponses telles que «ce n’est pas de ma faute», «vous allez me payer pour cela» ou «il est temps que vous vous en rendiez compte» est émotionnellement destructeur.

En résumé le conflit fait partie de nos vies Et, comme il ne peut pas toujours être évité, il faut essayer de le gérer correctement pour qu’il aboutisse à un nouvel accord.

Si nous ne voulons pas nous battre pour une solution, alors nous aimons la situation dans laquelle nous nous trouvons plus que la solution que nous envisageons. Si nous sommes prêts à lutter pour une solution, c’est parce que nous pensons que ce sera mieux que de rester tel que nous sommes, mais si nous ne sommes pas masochistes, alors nous devons nécessairement être ignorants, même dans le fait que nous ne savons pas que nous pouvons être meilleurs.

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