Dis père Noël, est ce que j'ai été sage?

December 24, 2016

La période de Noël, c'est le temps des retrouvailles en famille, du sapin et des repas trop copieux.

C'est aussi le temps de se remémorer l'année passée, et de se demander si nous avons été assez sage pour mériter des cadeaux.

Mais qu'est ce que ça veut dire être sage ?

 

 

 

 

Être sage comme une image

 

Lorsque nous demandons à un enfant « d'être sage », nous lui demandons de se comporter de la façon dont nous voulons qu'il se comporte, selon nos propres valeurs : pour correspondre au critère « sage », l'enfant doit être poli, juste, gentil, obéissant, calme, patient, ne pas faire de bruit, faire ses devoirs...Bref il doit se comporter,selon nos critères, comme un adulte parfaitement accompli, en miniature.

 

Et vous, adultes qui lisaient ces mots, avez vous été poli, juste, gentil, obéissant, calme, patient, silencieux cette année ? Avez vous rempli tous vos devoirs ? Avez vous respecté les engagements que vous aviez pris, envers vous-même et envers les autres ?

Avez vous été assez sage pour mériter les cadeaux du père Noël ?

 

D'un seul coup la question parait bizarre, voire inappropriée : lorsqu'il s'agit d'un adulte, qu'il n'y a plus papa/maman/maîtresse d'école pour dire « fait pas-ci, fait pas ça, fait le plutôt comme ça », le mot « sage » renvoie à bien autre chose.

 

Pourtant au sens strict, le Sage, celui qui est sage, c'est celui qui possède la sagesse.

C'est celui qui sait prendre du recul, et qui analyse la situation avant d'agir ou d’émettre une opinion. Il envisage toutes les possibilités afin de trouver la meilleure solution.

 

Être sage comme un Sage

 

Le Sage est donc celui qui trouve la meilleure solution, le juste équilibre.

C'est celui qui sait donner et recevoir.

Facile ?

Non pas facile, car dans notre société actuelle, recevoir sans donner est considéré comme être assisté, être dans la position de devoir quelque chose : nous ne savons pas reçevoir avec gratitude ce qui nous est offert.

 

Donner (aider un ami à déménager, payer l'addition, offrir un cadeau, donner à une association,etc) est plus aisé.

En effet, cela renvoie TOUJOURS à attendre quelque chose en retour, ne serait ce que de recevoir la reconnaissance de la personne qui reçoit : c'est un investissement.

Oui, nous sommes tous des investisseurs, tous les jours ! (Quand nous cédons notre place assise dans un métro bondé, nous investissons sur le sourire de la personne âgée qui viens de s’asseoir, voire sur le regard que portent les autres passagers sur nous)

 

Vous qui lisez, répondez honnêtement ; si pour Noël un ami vous offre un cadeau, et que vous n'en avez pas pour lui vous allez :

1/ Le remercier chaleureusement parce que son cadeau vous fait très plaisir

2/ Lui dire «  tu n'aurais pas dû, je suis gêné » ,en vous sentant mal à l'aise

 

Si la réponse 2 semble familière … Vous avez du mal à recevoir ! (notez l'usage du verbe « devoir » dans la proposition 2). La prochaine fois que vous êtes dans cette situation, au lieu de gronder votre ami(e) dites simplement « Merci ça me touche beaucoup ». Tout le monde sera content !

Vous parce qu'avoir un cadeau, savoir que quelqu'un a pensé à vous, ça fait toujours plaisir.

Votre ami parce qu'il/elle vous a fait un cadeau en investissant sur votre plaisir à le recevoir.

 

Inversement si vous offrez un cadeau à un ami, mais qu'il n'en a pas pour vous:

1/Vous n’attendiez rien en retour

2/Vous attendez qu'il vous remercie

3/Ce n'est pas grave, il vous offrira un cadeau plus tard

 

Si la réponse 1 vous semble familière : vous attendez malgré tout d'être reconnu comme une personne altruiste, généreuse...Bref vous voulez quand même une marque de gratitude, un « merci », que l'autre vous montre que son cadeau lui plait.

Si la réponse 3 vous semble familière : vous êtes dans une logique « donnant-donnant », vous comptez les points.

Chacun d'entre nous a son propre système de valeur :lorsque nous attendons quelque chose de quelqu'un (que ce soit de la reconnaissance ou un cadeau en retour), nous attendons qu'il nous valide dans notre système de valeur, de morale et de pensée. Mais ce n'est peut être pas son système, donc il y a un risque de ne rien avoir en retour, et d'être frustré/triste/en colère!

 

Le fond de l'histoire est que nous avons des attentes :quand je donne je veux recevoir. C'est normal.

Mais ces attentes nous les avons les uns envers les autres .

C'est ça la difficulté «  les uns envers les autres ».

 

Changement d'échelle

 

Pour lever cette difficulté, pour être un sage, nous devons inscrire le cycle donner-recevoir à un niveau plus large que la simple interaction vous-moi : quand je donne à Julie, je n'attends pas de retour de sa part. J'attends un retour de la vie en général, peu importe par quel biais cela arrivera.

 

Dans ce schéma, c'est le mouvement, l'action du don qui compte plus que le don lui-même (objet, temps, argent, etc).

L'acceptation de recevoir sans se sentir redevable en est la continuation logique, puisque l'on est dans un équilibre .

En donnant nous prenons notre place dans ce cycle élargi et nous acceptons de recevoir ce qui est juste.

Dans ce parfait équilibre, ce dont nous avons besoin nous vient à point nommé, par les chemins parfois les plus inattendus.

C'est le plus beau cadeau que nous pouvons nous faire : c'est l'abondance.

 

Merci Père Noël

 

Faire le choix de l'abondance, c'est croire.

C'est croire que si nous avons été des Sages, à la fin de chaque année le Père Noël viendra.

C'est croire qu'il équilibrera le cycle donner-recevoir, en nous offrant ce dont nous avons besoin, que ce soit dans le domaine du travail, de la famille, des sentiments ou dans le domaine matériel.

 

Le père Noël est un symbole, le symbole de cette abondance, à laquelle il faut croire pour que la magie opère.

Nous y avons tous cru un jour, alors pourquoi s'arrêter ?

 

Très bonnes fêtes à tous !

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